Alcool du soir
« Un verre le soir, ça m’aide à décompresser. »
C’est en partie vrai, et en partie trompeur.
Une méta-analyse de 27 études contrôlées (Gardiner et al., 2025, Sleep Medicine Reviews) montre que l’alcool retarde et raccourcit le sommeil paradoxal, une phase importante pour la mémoire et la régulation des émotions. L’effet apparaît dès environ deux verres et augmente avec la dose. À dose élevée, on s’endort plus vite, mais la nuit est encore plus perturbée ensuite.
Ce constat rejoint un message moins confortable, qui gagne du terrain en santé publique.
Pendant longtemps, on a entendu : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Aujourd’hui, l’OMS rappelle qu’aucun niveau de consommation n’est sans risque.
En France, des experts demandent de remplacer ce message par un avertissement indiquant que toute consommation comporte un risque.
Ce qui dérange, c’est que le problème ne commence pas seulement avec l’excès.
Il commence aussi avec le verre « normal », celui qui fait partie du quotidien.
Ce qui m’intéresse, côté coaching : ce que le verre du soir soulage sur le moment (la tension de la journée) n’est pas ce dont le corps a besoin pour vraiment récupérer. Le soulagement immédiat et le bénéfice réel ne vont pas toujours ensemble.
Une piste à explorer, sans jugement : un soir sans alcool, observez votre réveil le lendemain. Juste pour voir, pas pour trancher définitivement.
Et vous, ce verre du soir, il détend quoi exactement ? Le corps, ou la journée qu’on n’a pas eu le temps de refermer autrement ?





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